Réaliser des courses bio chez un hard discounter, est-ce possible ? Est-ce vraiment avantageux ?

L'exemple de 2 magasins situés en centre-ville

Selon l’Agence bio, les produits issus de l’ biologique, sont en moyenne, 30% plus chers que ceux issus de l’ conventionnelle. En cette période où le pouvoir d’achat a tendance à diminuer (-0,4% selon l’INC entre juin 2007 et juin 2008), faut-il se tourner vers le hard discount pour réaliser des courses bio moins chères ?
Pour répondre à cette question nous avons mené l’enquête au sein de deux chaines de la en portant une attention particulière sur le prix des produits, bien sûr, mais aussi sur leur provenance. En effet, un produit bio cultivable en France  n'est plus vraiment écologique lorsqu’il a poussé à l’autre bout du monde et a été acheminé en France par camion ou par avion...


Les résultats

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  • Une offre encore incomplète

Premier constat, il est possible de réaliser des courses bio au sein d’une enseigne de hard discount mais l’offre de produit reste limitée. Ainsi, lors de notre visite, il nous a été impossible de trouver certains produits de base et plus particulièrement ceux dédiés à l’hygiène corporelle (savon) ou au nettoyage de la maison (détergents).

  • Des produits issus majoritairement de France voire de l’Union européenne

Contrairement à ce que nous pouvions initialement penser, les articles proposés proviennent majoritairement de France. C'est un point positif pour la préservation de l' car cela minimise les émissions de gaz à effet de serre liées au transport.

  • Des prix vraiment compétitifs

Du coté des prix, le constat est sans appel. Sur le panel de produits, l’enseigne de hard discount a toujours proposé des prix plus bas que le supermarché traditionnel. La  différence de prix peut se révéler importante : +60% sur l’huile de colza. Elle est de 34% sur l'ensemble du panier de courses.

  • Acheter des denrées bio chez un hard discounter : un bon choix ?

Au regard de ces éléments, faire des courses bio chez un hard discounter peut s’avérer être un bon choix pour le consommateur et une source substantielle d’.

Par contre, il faudra compter sur une offre encore
limitée, mais en plein développement, et il sera encore indispensable de compléter ses achats dans d’autres magasins.

*Tableau non exhaustif. Produits choisis aléatoirement. Prix relevé en magasin en septembre 2008.


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Leclerc : green washing ou pas ?

Opération "Branle-bas de combat pour le développement durable", les marques partenaires se sont-elles vraiment mobilisées ?

60, c'est le nombre de pages du catalogue "Branle-bas de combat pour le développement durable" des supermarchés Leclerc.
7, c'est le nombre total de pages consacrées au développement durable dans le catalogue (en comptant largement).
0, c'est le nombre de produit écologique (écolabellisé) ou provenant exclusivement du commerce équitable présenté par les marques partenaires dans le cadre de cette opération.

Green washing ou pas ?

Le titre de l'opération et les premières pages du catalogue qui mettent en valeur l'approche "développement durable" du groupe Leclerc sont intéressants et montrent que l'enseigne souhaite s'engager et favoriser un commerce plus responsable.
Malheureusement, tout le reste du catalogue n'est pas du tout en cohérance avec cette démarche et plus particulièrement le choix des produits proposés par les marques partenaires.
Cela vient contrebalancer vraiment négativement l'a priori positif qu'on pouvait avoir sur cette opération.
Dommage car du coup cette action perd de son sens et prend une allure de green washing.

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Le chocolat compensé carbone d'Alter Eco : un bon choix ?


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Alter Eco s’est engagée depuis plus de 10 ans dans un commerce socialement responsable et écologiquement durable en proposant des produits provenant exclusivement du commerce équitable et majoritairement issus de l’agriculture biologique.
Dans le prolongement de ces engagements, la marque vient de mettre sur le marché un nouveau chocolat noir avec une approche innovante, offrir au gourmand un maximum de plaisir dans une tablette contenant un minimum de CO2. Pour arriver à ce résultat, Alter Eco compense 100% des émissions de carbone liées à la fabrication et à la commercialisation du chocolat.


  • Une qualité irréprochable

C’est la première observation que l’on peut faire sur ce chocolat. Il est fabriqué à partir de beurre de cacao, sans conservateurs ni agents de saveurs et sans lécithine de soja. Autre point positif, en plus d'être certifié Max Havelaar, il porte aussi la mention AB. C’est un vrai plus pour l’environnement. La culture d’aliments biologiques est plus respectueuse de la biodiversité et contribue moins au réchauffement climatique que l’agriculture conventionnelle.
Mais puisque l’on parle de chocolat, faisons la fine bouche.

  • Quid de la compensation carbone ?

Il est toujours préférable d’essayer de réduire ses émissions plutôt que de les compenser, et, si elles doivent être compensées, de privilégier les mécanismes de développement propre qui réduisent les émissions (énergie solaire, etc..) et qui ne sont pas des puits de carbone (plantation). En effet, l’impact positif sur les émissions de gaz à effet d’une telle compensation reste à prouver. Le choix d’Alter Eco mérite donc d’être expliqué.
Au delà de la compensation carbone du chocolat, il nous semble donc important de retenir les engagements pris par Alter Eco pour réduire leurs émissions notamment au sein de l’entreprise (bilan carbone, ecogestes…).
Dans ce contexte favorable l’emballage du chocolat nous laisse sur notre faim. Il est double et constitué d’un carton, recyclable dans un système de collecte sélective traditionnel et d’une feuille d’aluminium, qui, elle, ne l'est pas forcément. La production d’aluminium étant fortement énergivore, est-ce qu'il n'aurait pas été souhaitable de privilégier un autre type d’emballage 
pour diminuer l’empreinte carbone du produit ?

Nos questions à Alter Eco

Pourquoi avoir privilégié une compensation carbone basée sur le reboisement ?
-La déforestation (et le brûlis qui en découle) est responsable de 20 % des émissions annuelles de gaz à effet de serre, soit plus que la totalité des transports mondiaux (18 % du total).

-Si on n’agit pas contre la déforestation, il n’y aura plus de forêt tropicale d’ici 2035…

-La reforestation est plus en ligne avec les objectifs des producteurs partenaires
Complémentaire avec la culture du cacao au Pérou, la plantation d’arbres permet d’augmenter les revenus des cacaoyers (les arbres natifs aèrent le sol), favorise la préservation de la biodiversité, augmente les revenus des producteurs (ils sont payés pour planter et pourront revendre les arbres à terme), améliore la gestion de l’eau et du sol (évite les glissements de terrain et  les inondations) et stocke du carbone. Sur les zones déforestées, le stock de carbone est de 0,6 Tonnes / hectare contre 350 Tonnes / hectares pour une forêt primaire.


En replantant des arbres natifs en consortium avec des cacaoyers, nous obtiendrons des stocks de carbone de 150 tonnes minimum / hectare. Pour être le plus précautionneux possible (car la compensation par la forêt n’est pas aussi mathématique que les réductions d’énergie), nous avons pris l’hypothèse de 73 tonnes de carbone stockées par hectare. Par ailleurs, la reforestation en milieu tropical humide augmente le processus d’évaporation et ainsi la formation des nuages qui limite la réverbération des rayons du soleil dans l’atmosphère.
Il y a ainsi de multiples avantages à privilégier la compensation par la reforestation : elle est très complémentaire avec la mission de Commerce Equitable d’Alter Eco pour les petits producteurs du Sud, pour la biodiversité,…, et permet de lutter efficacement contre le réchauffement climatique.

Comme Joseph E. Stiglitz (Prix Nobel d’Economie)  le dit « Si on ne fait rien pour lutter contre la déforestation, 80 % des efforts consentis dans la lutte contre le réchauffement climatique seront annulés ».


Quels sont les pistes sur lesquelles vous travaillez pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre et les impacts  environnementaux de vos produits ?
-les thés : amélioration par étape.
En 2008, nous avons supprimé les plastiques à l’intérieur. Nous travaillons actuellement sur des enveloppes plus étanches pour les arômes et sur un plastique extérieur biodégradable.
-les riz : nous travaillons pour améliorer le pack de riz (soit 100% carton, soit 100% plastique), tout en privilégiant le conditionnement sur place en Thaïlande. Pas évident !

-les briques de café : nous nous orientons vers un pack 100% plastique versus aujourd’hui un complexe alu+polypropylène.

-passage progressif de tous nos produits en bio.
A ce jour, 2/3 des produits sont bios, les autres proviennent de coopératives en attente de certification bio ou en transition à l’agriculture biologique.


Que peut faire un fabricant comme Alter Eco pour rendre ses emballages plus écologiques ?
-Concernant l’aluminium dans le chocolat, nous utilisons un papier alu qui est recyclé et déjà en bout de chaîne (et non l’aluminium que l’on utilise pour les structures ou les voitures qui est effectivement un polluant lourd). Cet aluminium est facilement aimanté et donc mis à côté du reste des déchets, puis recyclé. C’est moins polluant que le plastique fabriqué à base de pétrole (ce que nous utilisions avant).

-L’usine du torréfacteur avec lequel nous travaillons est « neutre en carbone » aujourd’hui dans son fonctionnement et les cafés sont tous avec un pack monomatière, ce qui est plus écologique. Nous privilégions ces prestataires
et demandons à nos fournisseurs (riz, thés, biscuits,…) de travailler sérieusement sur ces questions.

Diminuer la consommation d’énergie liée à la fabrication des marchandises, le poids ou modifier la nature des emballages, est-ce que cela peut contribuer à abaisser le prix des produits ?
-Oui ! Un emballage plus petit/moins lourd = gain de place dans les camions = optimisation du transport = plus écolo et moins cher
.
-En même temps, nous travaillons sur des emballages en amidon de maïs ou de pomme
de terre par exemple, mais c’est encore très peu développé. Il y a peu de prestataires qui le proposent et comme tout ce qui est rare, c’est cher !


  • Le chocolat "parfait" d'Alter Eco, un bon choix ?

Cette tablette est, bien sûr, plus chère qu’un chocolat de marque distributeur mais l’approche « développement durable » d'Alter Eco demeure exemplaire. Choisir ce chocolat,  c’est d’abord se faire plaisir mais c’est aussi bien plus qu’un acte d’achat conventionnel, c’est soutenir une entreprise citoyenne, des producteur locaux, contribuer à une forme de commerce plus responsable et donc au final vraiment réaliser un acte de consomm’acteur.


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La fraîcheur sans la climatisation, c'est possible

Au début de l'année 2004, suite à la canicule de 2003, les ventes de petits climatiseurs à usage domestique ont fortement augmenté. Pourtant, il paraît important de ne pas généraliser l'usage de cet équipement qui contribue aux émissions de gaz à effet de serre. En effet, les climatiseurs utilisent des fluides frigorigènes à base de HFC qui ont un pouvoir de réchauffement 1300 fois plus élevé que celui du CO2 et dont les fuites sont inévitables (joints...) De plus, selon l'Ademe, la climatisation « accroît la consommation d'électricité de quelques 2.000 kWh pour 3 mois pour une petite surface (45 m2) et la facture de 20 à 25% lors d'un été normal ». Si l'utilisation des climatiseurs peut être indispensable dans certains cas (hôpitaux...) mieux vaut autrement éviter ce type d'appareils si vous souhaitez préserver la planète... et votre porte monnaie.

Vous pouvez alors privilégier :

Les ventilateurs

Ils ne modifient pas la température de la pièce mais ils contribuent à donner une sensation de fraîcheur.
En augmentant la vitesse de rotation de l'air dans la pièce, ils favorisent les échanges de chaleur entre le corps et l'air ambiant et rendent le processus de transpiration plus efficace.

Les rafraîchisseurs

Ils rafraîchissent l'air en le faisant passer à travers un filtre humide. Plus l'air est sec, plus leur efficacité est importante.
Consommant dix fois moins d'énergie que les climatiseurs, ils coûtent aussi beaucoup moins cher.
Si vous utilisez un rafraîchisseur, n'oubliez pas de surveiller le taux d'humidité de l'air ambiant. Il ne doit pas dépasser les 80 %. Au delà, le taux d'hygrométrie devient comparable à celui des régions tropicales....

Les gestes simples

Le plus souvent, des gestes simples suffiront à maintenir une température agréable dans lieux d'habitation durant la période estivale :
-fermer les volets durant la journée, lorsque la chaleur et le rayonnement solaire sont les plus importants,
-ouvrir les fenêtres pendant le nuit, lorsque la température de l'air extérieur est la plus basse,
-limiter, lorsque c'est possible, les cuissons longues, les cuissons au four et plus généralement l'usage des appareils électriques qui dégagent beaucoup de chaleur,
-arroser les balcons, les terrasses peut aussi contribuer à vous procurer une sensation de fraîcheur.


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Troquer, recycler, louer, c'est aussi consommer durable

Effectivement, "consommer durable", c'est savoir, parfois, ne pas consommer des produits neufs ou encore ne pas jeter mais échanger pour diminuer la quantité de déchets que nous générons.
Chaque année, un européen produit en moyenne 580 kg de déchets.


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Source : Ademe/Bio Intelligence Service

De plus, il semblerait même que nous jetons des produits qui pourraient encore servir et à l’inverse que nous achetons des produits dont nous nous servons peu. Pas très "développement durable" tout cela...
C’est pour toutes ces raisons que les initiatives mises en place par le portail consoGlobe me semblent vraiment intéressantes et innovantes car elles apportent de vraies solutions à ces problématiques.
Ainsi avec :
  • digitroc, vous échangez un objet qui ne vous est plus utile contre un autre qui vous fait défaut,
  • consorécup, vous trouvez votre futur canapé ou encore cédez celui qui ne vous sert plus,
  • consoccasion, vous vendez ou achetez des objets d’occasion (vêtements pour enfant, ...),
  • consoloc, vous proposez à la location des articles dont vous vous servez peu et pouvez en louer d'autres dont vous avez un besoin temporaire (taille haie, perceuse …).

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