Pétition pour l'interdiction de la publicité round'up.

Pissenlit mon ami


LETTRE OUVERTE AUX CONSOMMATEURS

 

Pissenlit, mon ami …

Cette pétition et son adresse ont été adressées par mail aux principaux titres de nationaux et aux principaux sites d’information environnementale dont revues de consommateurs.

 

Madame, Monsieur,

Nous souhaitons attirer votre attention sur le caractère insidieux d’une publicité télévisuelle concernant un désherbant dans laquelle un superbe pissenlit est à la fois acteur et victime. Pissenlit mon ami, courage.

On n’attend pas d’une publicité qu’elle informe objectivement ; on est censé exercer son esprit critique et le pissenlit n’est pas une espèce menacée. Soit… Néanmoins, vanter un désherbant n’autorise aucunement à discréditer des végétaux utiles et à inciter à leur éradication.

Une publicité pour désherbant qui se vante de détruire totalement une salade devrait de facto se retourner contre son fabricant, mais la notion de mauvaise herbe est hautement subjective et variable. Chaque jardinier a sa propre idée là dessus. Quoi qu’il en soit, transformer, en icône télévisuelle de ce genre, un végétal parfaitement comestible, outre sa capacité à se re-semer naturellement, constitue un abus caractérisé eu égard aux problématiques relatives à la préservation de la et des ressources, qui plus est, alimentaires. D’autant que cette publicité est évidemment vue aussi par des spectateurs peu avertis, en particulier les plus jeunes, chez lesquels elle induit et surtout, fixe une image erronée de la plante et infirme d’office les efforts pédagogiques en matière environnementale et sanitaire.

 

Qu’un fabricant, pour vanter un désherbant, s’autorise à désigner spécifiquement une seule et unique plante, comestible, à la reléguer au rang des nuisibles et à en faire l’emblème de la mauvaise herbe, au mépris le plus total de ses qualités médicinales, nutritives et gustatives, nous paraît aller très au-delà des besoins publicitaires du produit. Cette publicité ne vante pas le produit, elle incite d'abord à détruire une plante en particulier et véhicule à son sujet un message profondément erroné. Ce n’est plus de la publicité, c’est de la désinformation. Désinformation d’autant plus caractérisée que ce fabricant produit par ailleurs à l’échelle mondiale, des plants génétiquement modifiés pour supporter son propre désherbant. Au secours, monsieur Larousse, ils sont devenus fous.

Nous ne sommes pas là en marge, dans une considération anodine, mais bien au contraire en plein coeur du sujet. Tous les débats environnementaux s’enracinent dans des problèmes d’information si ce n’est dans l’organisation pure et simple de la désinformation. Il n’est pas recevable qu’un fabricant s’autorise à désigner à la vindicte populaire une à une les espèces à détruire et à s’arroger le droit, de surcroît par la voie massive de la publicité télévisuelle, d’imposer une vision réductrice et primaire de la .

 

Pissenlit mon ami, tes graines ne sont pas à vendre.

 

Nous remettons ta défense entre les mains de consommateurs responsables, dont nous espérons qu’ils relaieront ce message et sauront à temps préserver ta place naturelle, celle du symbole d’une nature généreuse et insoumise aux effarantes perspectives tracées par certaines multinationales. Que ces dernières s’organisent pour qu’on ne puisse pas se mêler de leurs affaires, n’entraînent pas l’obligation d’accepter la diffusion de n’importe quel spot publicitaire. Celui-ci est méprisable, le postulat sur lequel se fonde la démonstration est délétère.

 

Déjà condamné pour publicité mensongère pour avoir affirmé que le Round'up est biodégradable, ce n’est pas la première fois que ce fabricant désigne le pissenlit comme l’ennemi public N°1 des jardins. Aujourd’hui le pissenlit et demain ? Le trèfle, la mûre, la fraise des bois, la girolle ?

 

A l’heure où personne ne remet plus en cause les impératives urgences environnementales et en référence à la charte de publicité éco-responsable, nous demandons au BVP et aux autorités compétentes que soient effectivement interdits tout abus publicitaire, toutes publicités portant atteinte de façon arbitraire, à fortiori volontaire, directement ou indirectement à l’ et en tout état de cause, qu’une attention particulière soit portée dans ce domaine. Il paraît en effet bien difficile de concilier une sensibilisation aux problématiques environnementales et une démarche publicitaire sous-tendue par leur négation. NOUS DEMANDONS QUE CETTE PUBLICITE QUI INCITE A L'ELIMINATION D'UNE PLANTE COMESTIBLE SOIT INTERDITE DANS SA FORME ET DANS LE PRINCIPE.

 

Pour plus d'indos et signer la pétition, cliquer ici:

http://www.myspace.com/pissenlitmonami


NE LAISSEZ PAS REPASSER CETTE PUBLICITE.

En attendant que des mesures soient prises dans ce sens : RELAYEZ LE MESSAGE : EN PLACANT DES PISSENLITS, SUR VOS BLOGS, SUR VOS SITES, et puis ... mettez le à votre table (sans Round'up). Ne laissez pas, maintenant, une plante comestible devenir l’emblème d’une nature à abattre.


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Commentaires

belinunda

Il y a longtemps qu'une pétition n'avait pas été publiée sur ce blog, notamment car je trouve qu'il y en a trop qui circule et que, du coup,je trouve que ce type d'outil devient peu efficace.
Cependant, j'ai trouvé la pétition proposée par Thierry intéressante par sa forme mais aussi par son fond car elle porte sur un sujet qui a déjà été abordé sur
ce blog, mais d'une autre manière, et aussi car il me semble incroyable qu'on puisse encore diffuser des publicités, en 2008, qui font la promotion de l'utilisation des pesticides...

 


belinunda | Le Mercredi 04/06/2008 � 13:52 | [^] | Répondre

Re:

 

MERCI BEAUCOUP. JE VIENS NEANMOINS DE M'APERCEVOIR QUE LE CLIK SUR LE LOGO EST INTERPRETE PAR MYSPACE COMME UN SPAM ! EVIDEMMENT CE N'EST PAS LE CAS. LES JOIES D'INTERNET... JE NE PEUX PAS FAIRE GRAND CHOSE POUR CORRIGER CELA.
MAIS BON PAS GRAVE, IL SUFFIT SIMPLEMENT DE CLIQUER SUR LE LIEN EN BAS DU TEXTE POUR ACCEDER A LA PETITION.
bien amicalement,
THIERRY/

 


Anonyme | Le Mercredi 04/06/2008 � 14:20 | [^] | Répondre