Comment encourager le développement des énergies renouvelables et la maîtrise de l’énergie ?
Du 6 mars au 28 juin, l’Ademe organise un grand débat qui vise à élaborer des politiques plus efficaces de développement des énergies renouvelables et de maîtrise de la demande en énergie. Pour cela, elle invite tous les citoyens (experts, grand public…) à donner leurs avis, faire des suggestions et à évaluer les propositions formulées (acceptabilité, conditions de mise en oeuvre). Afin de permettre au plus grand nombre de participer, la majorité du débat aura lieu sur internet. Mais plusieurs manifestations seront aussi organisées à travers la France. Cette démarche est particulièrement intéressante car elle crée un pont entre les citoyens et les experts autour d’un objectif commun et majeur, trouver les méthodes et les moyens les plus adaptés pour lutter contre le changement climatique et elle devrait aboutir à des propositions de politiques concrètes.
Alors, à nos claviers !
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Faisons vite, ça chauffe : le débat
Mots-clés : changement climatique, diminuer ses émissions de gaz à effet de serre

Mes deux propositions
Voici mes deux propositions que j'ai soumises au débat. Elles portent toutes les deux sur la consommation durable et la responsabilisation du consommateur. Elles ont une base commune mais la deuxième proposition est plus poussée que la première.
Proposition 1
Généraliser l'étiquette énergie
Si l'étiquette énergie nous renseigne sur l'impact environnemental du produit qu'on achète, elle n'est disponible que pour les véhicules, certains appareils électroménagers et les ampoules. Qu'en est-il des postes de télévisions, des appareils radio, des ordinateurs, des lecteurs DVD ?
Je pense qu'il serait donc souhaitable de généraliser cette étiquette à l'ensemble des équipements qui consomment de l'énergie en ajoutant une mention sur celle-ci : le prix de revient énergétique de l'appareil dans des conditions normales d'utilisation.
En effet, si une ampoule fluocompacte consomme 5 fois moins qu'une ampoule incandescente, elle coûte plus chère à l'achat (4,5 euros pour la première, 0.5 euros pour la seconde). Mais sur 5 ans, le coût global d'une lampe équipée d'une ampoule fluocompacte ne sera que de 12 euros au lieu de 45 euros pour une ampoule classique. Le coût d'achat est donc largement compenser par les économies générées lors de l'utilisation.
En indiquant cette donnée sur l'étiquette, le consommateur visualisera concrètement les économies qu'il peut réaliser en choisissant des équipements économes en énergie. Il sera alors plus enclin à les acheter. Cela pourrait aussi pousser les industriels à proposer au public des produits peu énergivores.
Proposition 2
Généraliser et uniformiser les outils qui permettent de faciliter le choix de produits durables et éduquer le consommateur à la consommation responsable
Chaque jour nous consommons que nous le souhaitions ou non. Acheter du pain, une boisson, une ampoule, des cosmétiques, de la lessive, sont des actes banaux, mais suivant l'achat que nous réalisons, l'impact social et environnemental varie considérablement.
La production d'aliments biologiques émet, en moyenne, 30% de gaz à effet de serre en moins que la production d'aliments conventionnels. Une ampoule à économie d'énergie consomme 5 fois moins qu'une ampoule classique. Acheter un produit issu du commerce équitable n'a pas le même impact social que d'acheter un produit issu du commerce « traditionnel ».
Nous sommes peu conscients de l'impact environnemental, social et économique de nos choix de consommation. C'est pourquoi, je pense qu'il faudrait instaurer des programmes d'éducation à la consommation durable et responsable.
Je pense aussi qu'il serait intéressant de mettre en place une étiquette unique possédant un système de hiérarchisation (type étiquette énergie qui classe les équipements en catégorie A, B...) qui s'appliquerait à tous les produits (technologiques, alimentaires...) et qui permettrait au consommateur d'identifier rapidement les produits les plus respectueux des composantes sociales et environnementales du développement durable.
belinunda | Le Jeudi 08/03/2007 à 13:22 |