Un prix juste pour le producteur, qu'est-ce que c'est?

Note : 4.5/5 (6 notes)

"Comment peut-on être sûr que l'argent leur revient?" m'a récemment demandé une visiteuse de mon site (www.lapachamama.eu).
Vaste question qui mérite toute notre attention et ouvre un débat passionnant.

Je dirais en premier lieu qu'il faut bien choisir ses fournisseurs. Des gens engagés dans une démarche alternative, réellement préoccupés par les inégalités Nord-Sud, et qui, souvent, ont mis sur pied leur organisation dans le seul but d'améliorer les conditions de vie au Sud, et pas de faire du profit, inspirent la plus grande confiance.

Bien sûr, il y a aussi ceux qui ont plongé dans la filière équitable parce qu'ils ont bien compris que c'est un créneau porteur, et surtout, en pleine croissance. Ceux qui cherchent à faire plus de profit grâce au commerce équitable. Les rejeter? Non, je ne pense pas. S'ils s'astreignent, pour certaines marchandises, aux critères d'un label tel que Max Havelaar, par exemple, cela pourra rendre un peu de dignité aux producteurs du Sud, quelle que soit la raison qui en est à l'origine: une tonne de café équitable achetée par une grande surface, c'est déjà mieux que zéro. D'où, encore une fois, l'importance du rôle du consommateur, qui définit par ses choix les priorités des distributeurs.

L'organisation
Transparent Trade exige de ses membres une transparence comptable totale. Le découpage du prix des produits de leurs membres doit être publié sur le site. La Pachamama y consacre une page sur son site. L'analyse de ces prix offre une belle perspective d'explication.

En effet, comment comprendre qu'un vêtement acheté 20€ en magasin soit équitable quand seulement 3€ en reviennent à la production? Le découpage du prix montre les coûts de transport, de douane, de TVA, de salaires des employés en Europe, etc... Autant de paramètres qui, à chaque étape, font gonfler le prix d'achat final.

Toujours est-il que, même si le producteur a 3€ en poche pour une pièce vendue, la marge de la boutique est de 7,8€, soit plus du double. Ceci s'explique par les différences de coût de la vie entre les pays du Nord et les pays du Sud. 3€ donnent un niveau de vie correct au producteur, et 7,8€ donnent un niveau de vie correct au revendeur (n'oublions pas que chacun a lui aussi ses propres coûts).

D'aucuns disent, sans avoir tort, que le commerce ne sera vraiment équitable lorsque les producteurs du Sud auront le même pouvoir d'achat que les revendeurs du Nord. Bien sûr! Mais le commerce équitable lui permet au moins de subvenir aux besoins de sa famille, d'envoyer ses enfants à l'école et de les conduire chez le médecin s'ils sont malades.

Il faut aussi rester prudent à ce sujet. Je me souviens d'un reportage sur une fabrique de sacs équitables en Afrique du Sud. Une employée acceptait d'être filmée chez elle. Son salaire avait beaucoup amélioré sa qualité de vie, mais elle tenait à rester dans le bidonville où elle avait toujours vécu, près de sa famille et de ses amis. Déménager l'aurait déracinée. Or, grâce à son salaire, elle avait pu se permettre d'acquérir plusieurs appareils électroménagers tels que frigo, télévision,... et, depuis lors, se faisait régulièrement cambrioler, parfois avec violence. Il faut être très attentif à maintenir un équilibre entre l'amélioration du niveau de vie des plus pauvres et leur bien-être, ce qui est extrêmement complexe.

Une autre de ces employées, en revanche, devait parcourir cent kilomètres pour arriver à son lieu de travail, et vivait toute la semaine loin de ses enfants. Sa vie était donc difficile, mais elle en était heureuse: ce travail lui avait permis d'éviter de se retrouver à la rue, elle et sa famille. Une solution qui serait imparfaite aux yeux d'un Occidental ne l'est pas forcément pour la personne qui en bénéficie.

"Mes couturières se foutent de nos grandes théories sur le commerce équitable, elles, elles veulent être payées pour leur travail, c'est tout", m'a dit un jour un de mes fournisseurs. Ces dames prenaient mal les vérifications de l'organisme de contrôle: elles avaient le sentiment que c'était elles qu'on surveillait...

La réalité est différente selon chaque pays, et même selon chaque personne. Offrir un prix juste au fournisseur implique une grande quantité de notions complexes, très difficiles à chiffrer et surtout à généraliser. Mais pour répondre à la dame qui me demandait comment être sûr que l'argent leur revient bien, je dirais: en commerce équitable, le préfinancement du prix juste est un principe de base. Les petits producteurs n'ont pas à se demander si l'argent va bien leur revenir: ils l'ont déjà eu depuis longtemps quand l'objet arrive à la vente, et en ont déjà bénéficié par leur travail, ce qui est beaucoup plus valorisant, et les rend beaucoup plus autonomes, que de l'aide internationale qui leur laisse un statut d'assistés.

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Quand il est préférable de promouvoir des produits jetables que des comportements responsables....

Note : 5/5 (1 note)


Alors que dans le cadre du Grenelle de l’environnement, l’Etat a signé vendredi, avec les annonceurs, une charte d’engagement et d’objectifs pour une publicité éco-responsable et une réforme du Bureau de Vérification de la Publicité (BVP), ce dernier vient de s’illustrer en s’opposant à une campagne en faveur de la réduction des déchets ! Explications.

Par une lettre du 5 mars, le BVP recommande à l’agence de publicité du SMICTOM des Châtelets (collectivité costarmoricaine en charge des déchets) de ne pas diffuser des visuels incitant les citoyens à exercer des choix de consommation permettant de satisfaire les mêmes besoins en générant moins de déchets.

Parmi les messages « coupables » : des incitations à privilégier les produits réutilisables par rapport aux produits à usage unique (ex. rasoir à lames remplaçables versus rasoir jetable), les produits sans emballages (ex. eau du robinet versus eaux embouteillées) ou encore les alternatives simples (ex. : serpillière versus lingettes).

Le directeur général de la BVP affirme dans l’avis rendu le 5 mars que « Cette campagne nous paraît de nature à porter gravement préjudice à des secteurs économiques voire, à des marques identifiables de produits ».
Source : FNE

 


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Lingerie raison, lingerie passion

g=9,8

Note : 5/5 (2 notes)

Qui pense lingerie ne pense pas forcément écologie..
Pourtant, il est possible d'associer les deux.. et pour nous green fashion victims, être écolo et rester sexy!
Sophie Young, jeune créatrice, architecte de formation, conçoit g=9.8, une marque de lingerie originale, issue de l'élaguage de pins blancs.
J'ai testé pour vous: la fibre de pin recyclée est souple, anti transpiration, et d'une douceur à toute épreuve. Difficile, une fois qu'on y a goûté, de revenir au lycra ou autres matières pétro-dérivées..
La marque se distingue par son choix du "made in France".
L'ensemble de sa gamme est intemporelle: boxers, shortys, soutien- gorges, débardeurs, bas et chaussettes tout confort est fabriquée dans la région Angevine.
Des couleurs flashy, des coupes seyantes: 100 % passion
Mention spéciale aux chaussettes: à la fois chaudes et légères, elles tiennent sans comprimer. Pas de marques aux chevilles ou au mollet. 

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La force des grands lobbies et (ou) les carences de nos dirigeants

ou quand un lecteur nous donne son avis

Note : 3/5 (2 notes)

Depuis 1973, année où j'ai obtenu ma spécialisation en Sciences Nucléaires, j'entends que le problèmes des déchets n'en est pas vraiment un puisque l'inventivité de la race humaine n'ayant pas de limites, on trouvera bien la solution pour que cela ne soit pas un problème pour les générations futures.
 
Cela fait plus de 30 ans, et on n'a toujours pas vraiment avancé....
Pire, je crains fort que toute l'agitation actuelle autour du Réchauffement Climatique ne soit un prétexte pour faire croire au bon peuple que les centrales nucléaires sont indispensables ....!
Evidement, on passe totalement sous silence le problème crucial : les déchets.

Tout se passe toujours comme si l'info était volontairement tronquée rendant, par la même occasion, toute comparaison vraiment aléatoire et toute prise de décision, réellement écologique, impossible c'est pareil dans une multitude d'autres domaines :
 
- le transport : on ne tient pas compte de l'usure des routes par les camions ( le passage d'un semi-remorque de 40 T, une fois, détruit 50.000 fois plus que celui d'une voiture moyenne !! )
En fait, les énormes frais d'entretien du réseau routier devraient, à plus de 99 %, être imputés dans le prix de revient des produits transportés ...cela ferait changer facilement certaines (mauvaises) habitudes de consommation !
 
- l'épuration des eaux usées : on compare les systèmes en tenant compte uniquement que de la qualité de l'eau rejetée sans tenir compte de l'énorme problème des boues produites par ces systèmes mis en place à grands frais (investissement et entretien !) Alors que les solutions préconisées pour s'en débarrasser sont absolument catastrophiques pour les nappes phréatiques et les couches fertiles des terres agricoles déjà à l'agonie par seulement 50 ans d'engrais chimiques, pesticides
 
- le système unitaire d'égouttage est une autre aberration: sous prétexte d'économies, j'imagine, on collecte dans le même tuyau : les eaux de pluie (qui sont, actuellement, les plus pures qui soient à disposition des êtres vivants sur Terre), les eaux de source (qui ne devraient normalement pas être polluées), les eaux fécales (qui n'auraient jamais dû être produites si l'Humanité n'avait pas été, subtilement, amenée à perdre son "Instinct de Survie") et, enfin, les eaux grises ( toutes les eaux de lavage : vaisselle, lessives, bains,..) qui sont ,en fait, les seules que l'on devrait traiter !!!
Ce mélange complique le problème d'une façon incroyable : de par les volumes à traiter extrêmement fluctuants et surtout par la présences matières fécales qui provoque cette fameuse formation de boues, probablement impossible à réellement gérer

Alors que cela aurait si simple d'organiser l'infiltration des eaux de pluie des voiries dans la terre par des canalisations non étanches pour (ré)alimenter , directement, les nappes phréatiques trop généreusement sollicitées par le style de vie occidental et l'agriculture intensive industrielle ...tout en évitant, dans la mesure du possible, les innodations !
 
Et il n'y avait qu'à entretenir le caractère réellement  sacré de l'Eau pour que la population ne lui balance pas tous ses déchets et notamment ses déjections puisque les toilettes sèches à litières biomaîtrisée évitent toute consommation d'eau et permettent de rendre aux couches fertiles de la Terre tout ce qui lui faut pour qu'Elle puisse continuer à nous nourrir sans avoir besoin d'engrais chimiques, ni pesticides...
 
Plutôt que de déresponsabiliser  la population en lui faisant payer le prix de la dépollution dans le prix d'achat de l'eau de distribution en lieu et place de l'inclure directement dans le prix de vente des détergents, shampoings, désinfectants, poudres à lessiver,...
 
Je pense que tout cela est arrivé par suite du cloisonnement exagéré des services publics.
 
Cela a abouti à une spécialisation à l'extrême dans chaque domaine sans tenir compte des tenants, ni des aboutissants...
Personne n'a pu voir la situation de suffisamment haut et avec une compétence suffisante pour tirer la sonnette d'alarme et donner les informations judicieuses pour "rectifier le tir" si ce n'est le Professeur Joseph Orszagh
www.eautarcie.com 
 
Qu'attendons-nous pour faire pression sur le pouvoir politique pour que l'énorme enseignement de ce  Grand Monsieur,  véritable bienfaiteur pour notre Avenir à tous et celui des Générations Futures, soit, enfin, pris en compte avoir qu'il ne soit trop tard ????

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