Un prix juste pour le producteur, qu'est-ce que c'est?

"Comment peut-on être sûr que l'argent leur revient?" m'a récemment demandé une visiteuse de mon site (www.lapachamama.eu).
Vaste question qui mérite toute notre attention et ouvre un débat passionnant.

Je dirais en premier lieu qu'il faut bien choisir ses fournisseurs. Des gens engagés dans une démarche alternative, réellement préoccupés par les inégalités Nord-Sud, et qui, souvent, ont mis sur pied leur organisation dans le seul but d'améliorer les conditions de vie au Sud, et pas de faire du profit, inspirent la plus grande confiance.

Bien sûr, il y a aussi ceux qui ont plongé dans la filière équitable parce qu'ils ont bien compris que c'est un créneau porteur, et surtout, en pleine croissance. Ceux qui cherchent à faire plus de profit grâce au commerce équitable. Les rejeter? Non, je ne pense pas. S'ils s'astreignent, pour certaines marchandises, aux critères d'un label tel que Max Havelaar, par exemple, cela pourra rendre un peu de dignité aux producteurs du Sud, quelle que soit la raison qui en est à l'origine: une tonne de café équitable achetée par une grande surface, c'est déjà mieux que zéro. D'où, encore une fois, l'importance du rôle du consommateur, qui définit par ses choix les priorités des distributeurs.

L'organisation
Transparent Trade exige de ses membres une transparence comptable totale. Le découpage du prix des produits de leurs membres doit être publié sur le site. La Pachamama y consacre une page sur son site. L'analyse de ces prix offre une belle perspective d'explication.

En effet, comment comprendre qu'un vêtement acheté 20€ en magasin soit équitable quand seulement 3€ en reviennent à la production? Le découpage du prix montre les coûts de transport, de douane, de TVA, de salaires des employés en Europe, etc... Autant de paramètres qui, à chaque étape, font gonfler le prix d'achat final.

Toujours est-il que, même si le producteur a 3€ en poche pour une pièce vendue, la marge de la boutique est de 7,8€, soit plus du double. Ceci s'explique par les différences de coût de la vie entre les pays du Nord et les pays du Sud. 3€ donnent un niveau de vie correct au producteur, et 7,8€ donnent un niveau de vie correct au revendeur (n'oublions pas que chacun a lui aussi ses propres coûts).

D'aucuns disent, sans avoir tort, que le commerce ne sera vraiment équitable lorsque les producteurs du Sud auront le même pouvoir d'achat que les revendeurs du Nord. Bien sûr! Mais le commerce équitable lui permet au moins de subvenir aux besoins de sa famille, d'envoyer ses enfants à l'école et de les conduire chez le médecin s'ils sont malades.

Il faut aussi rester prudent à ce sujet. Je me souviens d'un reportage sur une fabrique de sacs équitables en Afrique du Sud. Une employée acceptait d'être filmée chez elle. Son salaire avait beaucoup amélioré sa qualité de vie, mais elle tenait à rester dans le bidonville où elle avait toujours vécu, près de sa famille et de ses amis. Déménager l'aurait déracinée. Or, grâce à son salaire, elle avait pu se permettre d'acquérir plusieurs appareils électroménagers tels que frigo, télévision,... et, depuis lors, se faisait régulièrement cambrioler, parfois avec violence. Il faut être très attentif à maintenir un équilibre entre l'amélioration du niveau de vie des plus pauvres et leur bien-être, ce qui est extrêmement complexe.

Une autre de ces employées, en revanche, devait parcourir cent kilomètres pour arriver à son lieu de travail, et vivait toute la semaine loin de ses enfants. Sa vie était donc difficile, mais elle en était heureuse: ce travail lui avait permis d'éviter de se retrouver à la rue, elle et sa famille. Une solution qui serait imparfaite aux yeux d'un Occidental ne l'est pas forcément pour la personne qui en bénéficie.

"Mes couturières se foutent de nos grandes théories sur le commerce équitable, elles, elles veulent être payées pour leur travail, c'est tout", m'a dit un jour un de mes fournisseurs. Ces dames prenaient mal les vérifications de l'organisme de contrôle: elles avaient le sentiment que c'était elles qu'on surveillait...

La réalité est différente selon chaque pays, et même selon chaque personne. Offrir un prix juste au fournisseur implique une grande quantité de notions complexes, très difficiles à chiffrer et surtout à généraliser. Mais pour répondre à la dame qui me demandait comment être sûr que l'argent leur revient bien, je dirais: en commerce équitable, le préfinancement du prix juste est un principe de base. Les petits producteurs n'ont pas à se demander si l'argent va bien leur revenir: ils l'ont déjà eu depuis longtemps quand l'objet arrive à la vente, et en ont déjà bénéficié par leur travail, ce qui est beaucoup plus valorisant, et les rend beaucoup plus autonomes, que de l'aide internationale qui leur laisse un statut d'assistés.

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Comment jardiner au naturel sans pesticides ni herbicides




Le printemps est de retour et vous avez l’envie de cultiver votre jardin mais vous souhaiteriez savoir comment vous passer de pesticides et d’herbicides et rendre vos pratiques agricoles vraiment écologiques.

Des solutions existent et vous les trouverez dans
le guide du « Jardin au naturel » réalisé par la Commission internationale pour la protection des eaux du Léman.

Pour le télécharger, il suffit de cliquer
ici.


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Et si on limitait la vitesse sur les autoroutes à 120 km/h ?

J'avais déjà parlé de cette mesure et de son impact... Ils l'on fait, pourquoi pas nous ? Cela ne limite quand même pas beaucoup les libertés... Et vous qu'en pensez-vous ?

 

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Dove et l'huile de palme...


Vu sur Neomasland, source Greenpeace.
Pour contrebalancer cette vidéo, je souhaitais simplement souligner qu'Uniliver, qui possède la marque Dove, a entendu cet appel et s'est engagée à se fournir en huile de palme auprès de "sources certifiées durables" d'ici 2015. Greenpeace a salué cette démarche. Pour avoir plus d'informations sur les nouveautés en matière de cosmétiques écologiques, c'est par ici.

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Carrefour se lance dans les cosmétiques écologiques

Et oui, c'est fait, Carrefour a élargit sa gamme Agir et propose désormais sous sa propre marque des produits portant la mention bio et "labéllisés" Ecocert. Au catalogue, vous trouver notamment un gel douche, un déodorant, ou encore un shampoing vendu au prix indicatif de 2.5 euros les 200ml... 

Si certains d'entre vous les on testés, pourriez-vous nous dire ce que vous en avez pensés (prix, packaging, qualité du produit...) ?

De mon coté, je trouve le packaging valorisant pour le produit, comme souvent chez Carrefour. Dommage, par contre, que le volume proposé par flacon soit si faible 200ml. Carrefour aurait pu prévoir un flacon un peu plus grand 250ml, voir 500ml ou 1000ml pour les familles comme le fait déjà Melvita. Cela évite de multiplier les emballages et c'est donc plus écologique...

Quant au prix, je trouve que ... "ce n'est pas de l'arnaque". Le shampoing douche Agir Carrefour proposé par la marque éponyme et vendu en magasin est moins cher que le shampoing format familial proposé et vendu par Melvita sur son site internet et qui est certifié Cosmébio. Reste maintenant à savoir si la qualité du produit est tout à fait équivalente...

Mais quand même, cela reste un produit certifié par Ecocert, dont 98.7% des ingrédients sont d'origine naturelle et 10% du total issus de l'agriculture biologique (contre respectivement 99.14% et 11,06% chez Melvita) et sur ce coup là, ils m'ont vraiment surpris.... 
Mais en même temps, les ventes de produits cosmétiques bio ayant augmenté de 40% entre 2007 et 2008, je trouve pas du tout étonnant que Carrefour souhaite ne pas rester absent de ce marché.

Reste une inconnue : pourquoi le produit Carrefour ne porte pas le label officiel cosmétique biologique, mais le "label" Ecocert et une mention écrite au dos et en tout petit "cosmétique écologique et biologique". Alors est-il biologique ou écologique ?

Je pense qu'il correspond à la charte cosmétique bio, mais sans le label officiel et reconnu, je trouve que l'étiquetage n'est pas très clair...

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Concours d'architecture "Maisons Bas Carbone" de Bleu Ciel d'EDF - Les résultats

Le 22 avril dernier un jury de professionnels, présidé par l'architecte Francis Soler, a désigné les trois lauréats du concours d'architecture « Maison Bas Carbone » Bleu Ciel d'EDF. Ce concours visait à proposer des logements, dont les émissions de CO2 et la consommation d'énergie sont limitées grâce à une architecture innovante et à l'utilisation d'énergies renouvelables (voir post du 08 avril 2008).

Les trois projets finalement retenus présentent chacun des émissions de CO2 liées à la consommation d'énergie du bâtiment comprises entre 0,5 et 2 kg par m2 et par an, soit des résultats nettement meilleurs que la classe A du diagnostic de performance énergétique (5 kg/m2/an)… des résultats particulièrement encourageants qui ont fait dire à Francis Soler : « ce concours nous a montré qu'un logement respectueux de l'environnement et économe en énergie à un prix accessible est aujourd'hui réalisable ».

Les 3 gagnants sont :
  • Catégorie « Maisons individuelles Bas Carbone – EnR »

Projet « Casacarbone » (architecte : AAVP architecture ; bureaux d'étude : Altia, F. Bougon, Espace Temps, EVP Ingénierie, Albert et Cie). C'est une maison de construction traditionnelle revue via une conception architecturale bio-climatique et l'utilisation du bois. La maison utilise également des énergies peu émettrices de CO2 pour le chauffage et la production d'eau chaude : insert bois, solaire thermique et appoint électrique.

  • Catégorie «Maison milieu de gamme » 

Projet « Light House » (architecte : Bruther ; bureaux d'études : Barbanel et CEE). En utilisant des matériaux nouveaux et des assemblages inédits (panneaux poly carbonate et aérogel de silice), la « Light House » affirme la possibilité d'une maison thermiquement performante et  peu émettrice de CO2, tout en étant lumineuse, spacieuse et ouverte vers l'extérieur. La maison utilise des énergies peu émettrices de CO2 pour le chauffage et la production d'eau chaude : pompe à chaleur, solaire thermique et appoint électrique, ainsi que de la production d'électricité photovoltaïque intégrée aux vitrages.

  • Catégorie « Bâtiment collectif Bas Carbone – EnR »

Projet « Basic Carbon » (architecte : Anne Demians, bureau d'étude : Alto Ingéniérie ; promoteur : Bouwfonds Marignan). « Basic Carbon » propose deux ouvrages pensés pour le climat du Sud, facettés comme deux diamants qui seraient traversés par la lumière et par des mouvements d'air rafraîchissants. En été, sa conception permet aux occupants d'être protégés du soleil durant les périodes les plus chaudes. Les deux bâtiments utilisent également des énergies peu émettrices de CO2 pour le chauffage et la production d'eau chaude : pompe à chaleur, solaire thermique et appoint électrique, ainsi que de la production d'électricité photovoltaïque intégrée en façade. 

Les maquettes des projets lauréats sont visibles sur le stand Bleu Ciel d'EDF à la Foire de Paris du 30 avril au 12 mai 2008, au hall 1, allée H, stand 11.
Et le concours n'est pas fini ! C'est maintenant au public de choisir son « coup de cœur ». À partir du 5 mai prochain et jusqu'au 1er juin, chacun pourra voter pour l'un des 13 projets retenus sur le site www.archi-co2.com.

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